{"id":98143,"date":"2007-07-06T00:00:00","date_gmt":"2007-07-05T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost:53809\/?p=98143"},"modified":"2007-07-06T00:00:00","modified_gmt":"2007-07-05T22:00:00","slug":"lheure-des-rebelles-lieves-joris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/?p=98143","title":{"rendered":"L&rsquo;HEURE DES REBELLES &#8211; Lieves Joris"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>ART SUD &#8211;<\/strong>&nbsp;Num&eacute;ro 58<br \/><em>3eme Trimestre 2007<br \/><\/em><\/p>\n<p> <!--StartFragment--><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;\"><span style=\"font-size: 9.0pt; font-family: Tahoma;\">Lieve Joris nous revient avec un livre bien dans la lign&eacute;e de ses pr&eacute;c&eacute;dents ouvrages. Une fois de plus, c&rsquo;est l&rsquo;Afrique qui en est le personnage principal et c&rsquo;est vraiment passionnant.<br \/> En 2003, le Congo semble pouvoir se r&eacute;veiller du cauchemar de la guerre civile avec l&rsquo;arriv&eacute;e &agrave; la t&ecirc;te du pays de Joseph Kabila. Son gouvernement de transition partage le pouvoir avec les ex-rebelles. L&rsquo;un d&rsquo;eux, Assani, responsable du budget de la force terrestre, se retrouve &agrave; la t&ecirc;te d&rsquo;hommes qui l&rsquo;auraient lynch&eacute;s, il y a peu encore. Avec lui nous p&eacute;n&eacute;trons dans l&rsquo;univers hallucinant, le mot n&rsquo;est pas trop fort, d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; en d&eacute;composition qui essaie de recoller les morceaux de son tissus social et culturel, alors qu&rsquo;au sein de ses instances dirigeantes, jusqu&rsquo;&agrave; la moindre officine administrative, r&egrave;gne l&rsquo;incomp&eacute;tence, la corruption et l&rsquo;avidit&eacute;.<br \/> La structure du livre est vraiment efficace car l&rsquo;auteur alterne les chapitre retra&ccedil;ant les &eacute;tapes de la vie d&rsquo;Assani, et la r&eacute;alisation de sa mission, de sa prise de fonction jusqu&rsquo;au d&eacute;nouement final. Ce livre nous &ldquo;ballade&rdquo; du Congo au Za&iuml;re en passant par le Rwanda, avec toujours l&rsquo;&eacute;vocation de ce conflit entre Hutu et Tutsie qui m&egrave;nera &agrave; un g&eacute;nocide, car, comme l&rsquo;&eacute;crit Lieve Joris&nbsp;: &ldquo;Les vieilles haines n&rsquo;ont que faire des fronti&egrave;res invent&eacute;s par les colonisateurs&rdquo;. Cependant comme elle le pr&eacute;cise dans une interview r&eacute;cente&nbsp;: <em>\u00a0\u00bb Ceci n&rsquo;est pas un livre sur les Tutsis C&rsquo;est un livre sur les probl&egrave;mes de nationalit&eacute;, sur ce qui fait une nation\u00a0\u00bb.<\/em><\/span><span style=\"font-size: 9.0pt; font-family: Tahoma;\"> Son h&eacute;ros, Assani, t&eacute;moin et protagoniste de tous les bouleversements qui ont ensanglant&eacute; son pays ces derni&egrave;res ann&eacute;es, est un personnage r&eacute;el<em>. \u00ab\u00a0Depuis 1998, de loin. J&rsquo;ai connu sa famille. On se force &agrave; aller voir le pass&eacute; des gens, pour comprendre de quoi ils sont faits. Cette amiti&eacute; porte le livre\u00a0\u00bb,<\/em><\/span><span style=\"font-size: 9.0pt; font-family: Tahoma;\"> pr&eacute;cise-t-elle toujours dans la m&ecirc;me interview.<br \/> Joris Lieve nous livre ici un portrait de Assani d&eacute;nu&eacute; de toutes fioritures afin de nous dresser, au travers de son parcours, un bilan sans concession sur un pan de l&rsquo;histoire du Congo. Cet ouvrage devient la voix de cet &eacute;tudiant, grandi au milieu des cases et des vaches, entra&icirc;n&eacute; malgr&eacute; lui sur le chemin du pouvoir et de la violence. Au travers de son exp&eacute;rience c&rsquo;est toute une g&eacute;n&eacute;ration sacrifi&eacute;e, un peu partout en Afrique, qui t&eacute;moigne de son d&eacute;sespoir et de sa solitude. Bien s&ucirc;r le fait que Lieve Joris soit Belge l&rsquo;implique un peu plus qu&rsquo;une autre, pour, comme elle l&rsquo;explique : <em>&ldquo; voir ce qui est belge au Congo et ce qui est africain. Pour voir de quoi nous sommes responsables dans ce pays\u00a0\u00bb.<\/em><\/span><span style=\"font-size: 9.0pt; font-family: Tahoma;\"> Cependant, si elle porte parfois un regard dur sur les Congolais et leurs luttes intestines, c&rsquo;est qu&rsquo;elle aime trop ce pays et ses habitants pour leur faire l&rsquo;affront de manquer d&rsquo;objectivit&eacute;.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoBodyText\"><span style=\"font-size: 9.0pt; font-family: Tahoma;\">&nbsp;<\/span><span class=\"Apple-style-span\" style=\"line-height: 12px;\"><em><span class=\"Apple-style-span\" style=\"font-family: Verdana; line-height: normal; font-size: 8px;\">Jean-Claude Di Ruocco<\/span><\/em><\/span><\/p>\n<blockquote style=\"background-color: #e0e0e0; opacity: 0.8; padding-top: 10px; padding-right: 15px; padding-bottom: 10px; padding-left: 15px; margin: 20px;\">\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 12px; vertical-align: middle;\"><span class=\"Apple-style-span\" style=\"font-family: Verdana; line-height: normal;\"><em>Traduit du N&eacute;erlandais par Marie Hooghe<\/em><br \/>304 pages &#8211;&nbsp;<strong>Actes Sud<\/strong>&nbsp;&#8211; 21 euros<\/span><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ART SUD &#8211;&nbsp;Num&eacute;ro 583eme Trimestre 2007 Lieve Joris nous revient avec un livre bien dans la lign&eacute;e de ses pr&eacute;c&eacute;dents ouvrages. Une fois de plus, c&rsquo;est l&rsquo;Afrique qui en est le personnage principal et c&rsquo;est vraiment passionnant. En 2003, le Congo semble pouvoir se r&eacute;veiller du cauchemar de la guerre civile avec l&rsquo;arriv&eacute;e &agrave; la&hellip;&nbsp;<a href=\"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/?p=98143\" class=\"\" rel=\"bookmark\">Lire la suite &raquo;<span class=\"screen-reader-text\">L&rsquo;HEURE DES REBELLES &#8211; Lieves Joris<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":10262,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-98143","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-chroniques"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/98143","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=98143"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/98143\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/10262"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=98143"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=98143"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=98143"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}