{"id":98169,"date":"2008-05-08T00:00:00","date_gmt":"2008-05-07T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost:53809\/?p=98169"},"modified":"2008-05-08T00:00:00","modified_gmt":"2008-05-07T22:00:00","slug":"hommage-a-antoine-ivars","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/?p=98169","title":{"rendered":"Hommage \u00e0 Antoine Ivars"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Hommage &agrave; Antoine Ivars <br \/><\/strong><em>Pr&eacute;sident de l&rsquo;Association L&rsquo;Amphore<\/em><strong><br \/>Bounjou coul&eacute;go<br \/><\/strong><em>N&deg; 64 &#8211; Mai 2008<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: justify;\">Tu pensais que le paradis ne flotte pas, quelque part, entre le ciel et les espoirs souvent trahis de ceux qui prient, mais qu&rsquo;au contraire, il incombait &agrave; chacun d&rsquo;entre nous, par notre g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;, d&rsquo;en placer, ne serait-ce qu&rsquo;un copeau, dans le coeur de nos fr&egrave;res humains : les humbles qui ont peur du lendemain, les &eacute;trangers qui n&rsquo;ont plus d&rsquo;autre espoir que de vivre cach&eacute;s, les ouvriers &agrave; qui l&rsquo;on claque la porte au nez, les malades et les anciens qui regardent certains brader ce qu&rsquo;ils ont si ch&egrave;rement gagn&eacute;. Malgr&eacute; le parcours qui fut le tien, celui si difficile pour tous ceux qui, comme toi, ont connu la guerre et les batailles sociales les plus impitoyables, tu portais chaque jour cette joie de vivre communicative, toute enti&egrave;re tourn&eacute;e vers les autres.<br \/>Tes luttes, tes engagements, comme autant de coups de gueule, faisaient dans tes yeux &eacute;tinceler les col&egrave;res les plus noires, des &eacute;lans de fraternit&eacute;, mais surtout cette conviction ind&eacute;fectible, qu&rsquo;il nous faudra mener le combat contre l&rsquo;indiff&eacute;rence, la mis&egrave;re, le racisme&hellip; que toujours, nous devrons nous montrer dignes de ce chant impossible &agrave; faire taire, celui si n&eacute;cessaire des po&egrave;tes qui ont mis au service des autres le talent qui coule de leurs doigts, comme le sang rouge qui teinte notre drapeau. Tu es &agrave; jamais des leurs, po&egrave;te venu &eacute;tancher notre soif de beaut&eacute;.<br \/>Tu as appris avec humilit&eacute; aupr&egrave;s de tes amis, dans les livres bien s&ucirc;r, mais ce n&rsquo;&eacute;tait que pour mieux exacerber ce talent, qui nous laissait souvent bouche b&eacute;e, lorsque nous t&rsquo;&eacute;coutions d&eacute;clamer. Jamais tes phrases n&rsquo;&eacute;taient d&eacute;sarm&eacute;es, tes charges les plus violentes &eacute;taient comme des suppliques et lorsque tu parlais d&rsquo;amour, rien ne pouvait troubler la beaut&eacute; sereine dont tu abreuvais nos coeurs.Le plus important pour toi, je le sais, n&rsquo;&eacute;tait pas ces applaudissements que nous te d&eacute;dions, non&hellip; tu avais, avant toute chose, l&rsquo;amour de cet art et tu transmettais ton savoir comme si celui qui le recevait te faisait le plus beau cadeau du monde, tant &eacute;tait grande ton humilit&eacute;.<br \/>Si la libert&eacute; et la tol&eacute;rance devaient avoir un visage, je le voudrais &agrave; ta ressemblance, plein de beaut&eacute; et de courage. Si j&rsquo;&eacute;tais cit&eacute; comme t&eacute;moin, afin d&rsquo;expliquer &agrave; nos contemporains les souffrances et les luttes des anciens, l&rsquo;exemple que je donnerais, ce serait le tien. Si je devais lire l&rsquo;oeuvre d&rsquo;un homme pour d&eacute;fendre les enfants sacrifi&eacute;s par notre soci&eacute;t&eacute; de profit maximum, Antoine, c&rsquo;est la tienne que je choisirais. Et je ne dis pas &ccedil;a parce que nous sommes amis, l&rsquo;&eacute;vidence va plus loin que cette amiti&eacute; qui nous relie. Tu pensais que le paradis ne flotte pas quelque part entre terre et ciel, tu avais raison, mais pourtant il existe, je l&rsquo;ai compris, c&rsquo;est celui que tu as d&eacute;pos&eacute; dans le coeur de ceux que tu as crois&eacute;s et qui, comme moi, garderont ce cadeau &agrave; jamais. Dors mon beau po&egrave;te, que Martigues recueille nos larmes dans l&rsquo;eau mouvante de ses canaux, nous sommes ses enfants&hellip; tout comme nous devenons les tiens, &agrave; pr&eacute;sent que tu nous laisses ton exemple en h&eacute;ritage, que tu nous passes le flambeau de la fraternit&eacute;&hellip; avec la t&acirc;che si passionnante de nous montrer digne de tout ce que tu nous a appris.<\/p>\n<p><em>Jean-Claude Di Ruocco<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hommage &agrave; Antoine Ivars Pr&eacute;sident de l&rsquo;Association L&rsquo;AmphoreBounjou coul&eacute;goN&deg; 64 &#8211; Mai 2008 Tu pensais que le paradis ne flotte pas, quelque part, entre le ciel et les espoirs souvent trahis de ceux qui prient, mais qu&rsquo;au contraire, il incombait &agrave; chacun d&rsquo;entre nous, par notre g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;, d&rsquo;en placer, ne serait-ce qu&rsquo;un copeau, dans le&hellip;&nbsp;<a href=\"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/?p=98169\" class=\"\" rel=\"bookmark\">Lire la suite &raquo;<span class=\"screen-reader-text\">Hommage \u00e0 Antoine Ivars<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":10287,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[8],"tags":[],"class_list":["post-98169","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/98169","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=98169"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/98169\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/10287"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=98169"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=98169"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=98169"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}