{"id":9889,"date":"2005-10-11T00:00:00","date_gmt":"2005-10-10T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost:53809\/?p=9889"},"modified":"2005-10-11T00:00:00","modified_gmt":"2005-10-10T22:00:00","slug":"comme-un-boomerang","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/?p=9889","title":{"rendered":"COMME UN BOOMERANG"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span class=\"Apple-style-span\">2013 &#8211; LE RETOUR DE L&rsquo;ELEPHANT &#8211; Abdelaziz Belkhodja<\/span><br \/>TRANSBORDEURS &#8211; ARTICLE POUR LA MARSEILLAISE<br \/><\/strong><em>10 Novembre 2005<br \/><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certains se sont r&eacute;sign&eacute;s &agrave; regarder d&eacute;finitivement devant eux et ont occult&eacute; tout le poids des erreurs qui m&egrave;nent notre humanit&eacute; vers des lendemains de violence, d&rsquo;extr&eacute;mismes id&eacute;ologiques entre autres maux, parce qu&rsquo;ils pensent que le point de non-retour est atteint, que le mur qui attend nos fronts est trop &eacute;pais de si&egrave;cles d&rsquo;affrontement par trop horribles, pour en franchir l&rsquo;ar&ecirc;te ac&eacute;r&eacute;e afin de b&acirc;tir des lendemains de bonheur.<br \/>Certains vocif&egrave;rent, ressuscitent le spectre hideux des bourreaux qui men&egrave;rent les juifs, les Kurdes, les Indiens, les Arm&eacute;niens, les Tib&eacute;tains, les Irakiens, les Rwandais et tant d&rsquo;autres peuples en souffrance, aux tombeaux des martyres o&ugrave; des enfants de toutes les couleurs dorment &agrave; jamais dans le grand lit sanglant de la folie humaine.<br \/>Certains font de la politique et tricotent des solutions plus spectaculaires les unes que les autres, baudruches rayonnantes, comme autant de leurres offerts aux peuples malmen&eacute;s par des d&eacute;cennies de guerres plus ou moins froides.<br \/>Certains, profond&eacute;ment humains, tendent la main et pleurent avec les m&egrave;res du monde entier sur tous ceux, au bord du chemin, celui de la paix et donc de la libert&eacute;, qui nourrissent la terre que nous devions fleurir, mais qui n&rsquo;est que d&eacute;sert ou le deviendra dans un proche avenir.<br \/>Il y a de tant de fa&ccedil;ons de voir la souffrance, que nous avons d&eacute;pos&eacute; comme une chape sur notre plan&egrave;te, qu&rsquo;on ne peut toutes les citer&hellip;<br \/>Par contre nous pouvons parler des artistes, de ceux, vraiment originaux, qui pr&eacute;f&egrave;rent nous renvoyer l&rsquo;image de ce que nous sommes en inversant les r&ocirc;les sans complaisance pour personne. Abdelaziz Belkhodja est de ceux-l&agrave;. Il a fait un r&ecirc;ve, comme tant d&rsquo;autres avant lui dont les noms font fleurir l&rsquo;espoir et la saine r&eacute;volte en faveur de causes plus nobles et plus saines encore. Il a fait un r&ecirc;ve, l&rsquo;a couch&eacute; sur le papier en un roman de science fiction, ou plut&ocirc;t de politique fiction, ou encore, qui sait, d&rsquo;espoir fiction. C&rsquo;est vrai que le mot &laquo;<span style=\"font-family: 'Times New Roman';\">&nbsp;<\/span>fiction<span style=\"font-family: 'Times New Roman';\">&nbsp;<\/span>&raquo; fait un peu mal, car de prime abord on comprend que d&rsquo;espoir justement, il vaut mieux ne pas en parler. Pourtant quel songe &eacute;trange et beau coule de ses doigts en une source p&eacute;tillante et volubile qui apaise les peurs.<br \/>Abdelaziz Belkhodja a b&acirc;ti son livre sur un constat : Les Arabes auront eu entre leurs mains, au travers du p&eacute;trole, la plus grande fortune de l&rsquo;histoire et l&rsquo;auront dilapid&eacute;. Sans plus &eacute;piloguer sur le sujet, il prend le contre-pied de cette r&eacute;alit&eacute; et nous entra&icirc;ne dans une humanit&eacute; o&ugrave; les cartes ont &eacute;t&eacute; redistribu&eacute;es. Un monde, o&ugrave; apr&egrave;s la douzi&egrave;me guerre du Golfe, les R&eacute;publiques Arabes Unis et la R&eacute;publique de Carthage devenue la premi&egrave;re puissance mondiale, doivent faire face &agrave; un occident en pleine d&eacute;confiture et &agrave; une Am&eacute;rique fanatique et dictatorial, berceau du terrorisme international, qui subit un embargo car elle refuse d&rsquo;&eacute;liminer ses armes de destruction massive. Un monde o&ugrave; les beot-peoples sont Fran&ccedil;ais, Italiens ou Espagnols. Un monde o&ugrave; des milliers d&rsquo;Europ&eacute;ens, illettr&eacute;s pour la plupart, migrent vers l&rsquo;Afrique du Nord afin de fuir la mis&egrave;re, la faim, le ch&ocirc;mage. Un monde o&ugrave;, par exemple, le Tchad apporte une aide &eacute;conomique &agrave; la Scandinavie, o&ugrave; la famine ravage la Suisse, o&ugrave; l&rsquo;Angleterre, en pleine d&eacute;confiture, demande son adh&eacute;sion au Conseil Carthaginois. Un monde o&ugrave; un terroriste int&eacute;griste Allemand, Nadel, a provoqu&eacute; une crise mondiale en d&eacute;truisant tous les barrages du Tigre et de l&rsquo;Euphrate. Un monde en d&eacute;finitive b&acirc;tit sur le m&ecirc;me mod&egrave;le que celui que nous partageons ; l&agrave; &ccedil;a coince un peu pour le r&ecirc;veur qui cherche une porte vers un hypoth&eacute;tique &Eacute;den ; un peu comme pour le h&eacute;ros de ce livre, un &eacute;tudiant Am&eacute;ricain venu faire ses &eacute;tudes en Afrique du Nord, dont les motivations sont &agrave; d&eacute;couvrir en lisant cette histoire.<br \/>Abdelaziz Belkhodja nous offre ici un roman savoureux, d&rsquo;un humour irr&eacute;sistible, d&rsquo;une gravit&eacute; ind&eacute;niable qui nous renvoie sans concession &agrave; nos peurs et &agrave; notre indiff&eacute;rence coupable face aux maux dont souffrent nos fr&egrave;res humains aux quatre coins de cette plan&egrave;te. Il nous parle aussi du ch&ocirc;mage, de l&rsquo;emploi, de l&rsquo;&eacute;ducation, d&rsquo;environnement&hellip; Et nous propose ses solutions.<br \/>L&rsquo;auteur<span style=\"mso-spacerun: yes;\">&nbsp; <\/span>&agrave; fait un r&ecirc;ve, entre Atlantide et Carthage, devenu ici symboles ultimes d&rsquo;une qu&ecirc;te effr&eacute;n&eacute;e de paix et de r&eacute;demption pour une humanit&eacute; en souffrance. Derri&egrave;re ces mots qui coulent de ses doigts, une po&eacute;sie tendre et grave nous berce, comme une m&egrave;re son enfant afin de lui faire oublier les bombes, dehors, qui effacent tout espoir.<br \/>En d&eacute;finitive, les puissants sont d&eacute;chus, d&eacute;chus de l&rsquo;orgueil qui les aveuglait, ce qui n&rsquo;est pas plus mal c&rsquo;est vrai. Ils portent des haillons, connaissent la peur, le froid, la faim et r&ecirc;vent d&rsquo;un monde meilleur. Les mis&eacute;reux &agrave; l&rsquo;inverse d&eacute;couvrent l&rsquo;opulence et la s&eacute;curit&eacute; et se mettent &agrave; regarder de haut ceux qui hier les m&eacute;prisaient.<br \/>Que l&rsquo;on soit nanti ou d&eacute;pourvu, Fran&ccedil;ais, Pakistanais, Am&eacute;ricain, Ivoirien&hellip; Notre peur, notre indiff&eacute;rence, nos haines, notre morgue, reviendront toujours nous frapper en retour comme un boomerang, m&ecirc;me dans ce livre o&ugrave; les r&ocirc;les invers&eacute;s ne serviront &agrave; rien, car bien que Carthage renaisse &agrave; son glorieux pass&eacute;, ce n&rsquo;est qu&rsquo;une belle, tr&egrave;s belle histoire. Cependant et c&rsquo;est l&rsquo;essentiel, Abdelaziz Belkhodja<span style=\"mso-spacerun: yes;\">&nbsp; <\/span>&agrave; r&eacute;ussit le temps d&rsquo;un livre &agrave; nous rendre heureux.<\/p>\n<p> <!--EndFragment--><\/p>\n<p><span class=\"Apple-style-span\" style=\"line-height: 12px;\"><em><span class=\"Apple-style-span\" style=\"font-family: Verdana; line-height: normal; font-size: 8px;\">Jean-Claude Di Ruocco<\/span><\/em><\/span><\/p>\n<blockquote style=\"background-color: #e0e0e0; opacity: 0.8; padding-top: 10px; padding-right: 15px; padding-bottom: 10px; padding-left: 15px; margin: 20px;\">\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 12px; vertical-align: middle;\"><span class=\"Apple-style-span\" style=\"font-family: Verdana; line-height: normal;\">165 pages &#8211;&nbsp;<strong>Transbordeurs<\/strong>&nbsp;&#8211; 13 &nbsp;euros<\/span><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>2013 &#8211; LE RETOUR DE L&rsquo;ELEPHANT &#8211; Abdelaziz BelkhodjaTRANSBORDEURS &#8211; ARTICLE POUR LA MARSEILLAISE10 Novembre 2005 Certains se sont r&eacute;sign&eacute;s &agrave; regarder d&eacute;finitivement devant eux et ont occult&eacute; tout le poids des erreurs qui m&egrave;nent notre humanit&eacute; vers des lendemains de violence, d&rsquo;extr&eacute;mismes id&eacute;ologiques entre autres maux, parce qu&rsquo;ils pensent que le point de non-retour&hellip;&nbsp;<a href=\"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/?p=9889\" class=\"\" rel=\"bookmark\">Lire la suite &raquo;<span class=\"screen-reader-text\">COMME UN BOOMERANG<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":10209,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[8],"tags":[],"class_list":["post-9889","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9889","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=9889"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9889\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/10209"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=9889"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=9889"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=9889"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}