{"id":9890,"date":"2005-03-23T00:00:00","date_gmt":"2005-03-22T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost:53809\/?p=9890"},"modified":"2005-03-23T00:00:00","modified_gmt":"2005-03-22T23:00:00","slug":"notre-essentielle-nourriture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/?p=9890","title":{"rendered":"NOTRE ESSENTIELLE NOURRITURE"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span class=\"Apple-style-span\">CENT FEMMES &#8211; Gerard Nolane<\/span><br \/>TRANSBORDEURS &#8211; ARTICLE POUR LA MARSEILLAISE<br \/><\/strong><em>23 Mars 2006<br \/><\/em><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">Les femmes&hellip; Vaste sujet dont on a pas fini de faire le tour et dont on se demande parfois, en voyant le nombre de livres qui lui ont &eacute;t&eacute; consacr&eacute;s, s&rsquo;il vaut mieux ne pas arr&ecirc;ter d&rsquo;en parler pour en pr&eacute;server tout le myst&egrave;re. Les femmes, &eacute;videmment, sujet vieux comme le monde, vous savez le serpent, la pomme&hellip; La premi&egrave;re sc&egrave;ne de m&eacute;nage qui a donn&eacute; le ton &agrave; des si&egrave;cles de discorde.<br \/>Les femmes donc et au fond pourquoi pas ? &Agrave; supposer que comme beaucoup, vous (lecteurs) n&rsquo;arrivez pas vraiment &agrave; trouver le mode d&rsquo;emploi qui vous permettrait de cohabiter avec nos s&oelig;urs humaines sans que pour cela la vie ne devienne une divine com&eacute;die o&ugrave; un combat de chaque instant (au choix). Ce livre peut sans doute vous servir &agrave; confronter votre propre exp&eacute;rience &agrave; celle de G&eacute;rard Nolan. Bien s&ucirc;r le mim&eacute;tisme de certaines situations que vous aurez v&eacute;cu, comme l&rsquo;auteur, vous confortera dans la certitude que, de toute fa&ccedil;on, on ne peut rien y faire, elles sont quoi qu&rsquo;on en dise notre essentielle nourriture. Je n&rsquo;irais pas jusqu&rsquo;&agrave; dire qu&rsquo;elles sont l&rsquo;avenir de l&rsquo;homme, quoi que&hellip; Ni ne vous citerais, comme il est de bon ton de le faire pour ce genre de sujet, l&rsquo;in&eacute;narrable Sacha Guitry, qui, sous pr&eacute;texte qu&rsquo;il les aimait, d&eacute;blat&eacute;rait d&rsquo;atterrantes maximes &agrave; leur sujet. Par contre, je ne peux m&rsquo;emp&ecirc;cher de vous parler de James Gun, auteur de science fiction des ann&eacute;es cinquante qui, dans une de ses nouvelles, &ldquo;Le Misogyne&rdquo;, nous expliquait de la fa&ccedil;on la plus hilarante et la plus talentueuse qui soit, que les femmes sont en fait une race extra-terrestre venue nous conqu&eacute;rir depuis l&rsquo;aube des temps et que le combat n&rsquo;est pas pr&egrave;s de finir. Dans &ldquo;Cent femmes&rdquo; certaines le sont un peu, (Extra-terrestres) mais pas plus que ne le sont la plupart des hommes&hellip; Tout &ccedil;a pour vous dire que chacun de nous &agrave; sa conception des rapports homme-femme et que, lorsque l&rsquo;on aura fini de vouloir tout analyser (toujours selon ses propres crit&egrave;res) on arr&ecirc;tera peut-&ecirc;tre de passer &agrave; c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;essentielle : la vie.<br \/>G&eacute;rard Nolane, lui, a d&eacute;cid&eacute; que non, que cela valait le coup de se torturer les neurones &agrave; d&eacute;crypter les us et coutumes de l&rsquo;objet de nos fantasmes (et l&agrave; je ne parle pas QUE de sexe). Alors nous lui embo&icirc;tons le pas, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il a un beau coup de plume et que sa d&eacute;marche est plus intimiste que nombre d&rsquo;ouvrages qui prennent vite l&rsquo;allure de th&egrave;ses ennuyeuses. Une raison &agrave; cela, de quoi parle-t-il <span style=\"mso-spacerun: yes;\">&nbsp;<\/span>? Des femmes de sa vie, o&ugrave; plut&ocirc;t de celles qui ont laiss&eacute; une empreinte plus ou moins profonde dans ce qu&rsquo;il appelle sa galerie de &ldquo;spectres&rdquo;&hellip; C&rsquo;est dire s&rsquo;il est &agrave; ce point hant&eacute; par le sujet.<br \/>Des femmes, non pas dans toute leur splendeur, ce serait un raccourci un peu trop facile, mais plut&ocirc;t dans toute leur complexit&eacute; (C&rsquo;est vrais qu&rsquo;il y en a de gratin&eacute;es). Qu&rsquo;elles soit belles o&ugrave; laides, grosses o&ugrave; &eacute;lanc&eacute;es, m&egrave;res de famille o&ugrave; veuves, sages ou M&eacute;salines, lib&eacute;r&eacute;es (j&rsquo;emploie ce terme g&eacute;n&eacute;rique car il colle souvent &agrave; l&rsquo;image de la femme moderne), passantes inconnues ou amies, chacune est un &icirc;lot &agrave; d&eacute;couvrir sur la mer uniforme d&rsquo;un quotidien de contraintes. L&rsquo;auteur a partag&eacute; avec chacune d&rsquo;elles, sinon leur intimid&eacute;, du moins des instants privil&eacute;gi&eacute;s o&ugrave; les masques tombent et les f&ecirc;lures apparaissent. &Ccedil;a fr&ocirc;le l&rsquo;ethnologie ou, plus simplement, le r&ecirc;ve ultime d&rsquo;une qu&ecirc;te d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;e de l&rsquo;&acirc;me s&oelig;ur (le Grall doit &ecirc;tre plus facile &agrave; trouver). Chacune d&rsquo;elles est d&eacute;crite avec talent, car au-del&agrave; de l&rsquo;apparence physique, G&eacute;rard Nolane s&rsquo;est attach&eacute; &agrave; leur laisser un large champ d&rsquo;expression o&ugrave; beaucoup de femmes se retrouveront. Bien s&ucirc;r, il intellectualise parfois un peu trop ses analyses avec des citations de philosophes ou d&rsquo;&eacute;crivains, mais surtout il ne faut pas oublier que le lecteur d&eacute;couvre ces femmes au travers de l&rsquo;analyse d&rsquo;un hommes qui les aime trop pour pouvoir garder &agrave; leur sujet une objectivit&eacute; totale. Avec respect et consid&eacute;ration, il leur invente des destins, soigne leurs blessures, d&eacute;sire leurs corps, parfois leur amour, dans un jeux de cache-cache &eacute;motionnel qui ne verse jamais dans le m&eacute;lo, comme pour mieux conforter l&rsquo;impression premi&egrave;re qu&rsquo;il a d&rsquo;elles, afin de se construire des souvenirs qui viendront alimenter son imaginaire.<br \/>&ldquo;Cent femmes&rdquo; annonce la quatri&egrave;me de couverture, &eacute;videmment le subtile jeux de mot ne peut &eacute;chapper &agrave; personne et rien n&rsquo;est plus juste, car au travers de la qu&ecirc;te qui l&rsquo;anime, G&eacute;rald Nolane appara&icirc;t d&eacute;sesp&eacute;r&egrave;rent seul, sans femme en fait, sans celle, Liza, qui compte vraiment et dont, paradoxalement, il ne nous d&eacute;voile que par petite bribes touchantes, la pr&eacute;sence obs&eacute;dante qui affleure sur la trame de ce r&eacute;cit auto-biographique.<\/p>\n<p> <!--EndFragment--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span class=\"Apple-style-span\" style=\"line-height: 12px;\"><em><span class=\"Apple-style-span\" style=\"font-family: Verdana; line-height: normal; font-size: 8px;\">Jean-Claude Di Ruocco<\/span><\/em><\/span><\/p>\n<blockquote style=\"background-color: #e0e0e0; opacity: 0.8; padding-top: 10px; padding-right: 15px; padding-bottom: 10px; padding-left: 15px; margin: 20px;\">\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 12px; vertical-align: middle;\"><span class=\"Apple-style-span\" style=\"font-family: Verdana; line-height: normal;\">278 pages &#8211;&nbsp;<strong>Transbordeurs<\/strong>&nbsp;&#8211; 18 &nbsp;euros<\/span><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CENT FEMMES &#8211; Gerard NolaneTRANSBORDEURS &#8211; ARTICLE POUR LA MARSEILLAISE23 Mars 2006 Les femmes&hellip; Vaste sujet dont on a pas fini de faire le tour et dont on se demande parfois, en voyant le nombre de livres qui lui ont &eacute;t&eacute; consacr&eacute;s, s&rsquo;il vaut mieux ne pas arr&ecirc;ter d&rsquo;en parler pour en pr&eacute;server tout le&hellip;&nbsp;<a href=\"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/?p=9890\" class=\"\" rel=\"bookmark\">Lire la suite &raquo;<span class=\"screen-reader-text\">NOTRE ESSENTIELLE NOURRITURE<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":10210,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[8],"tags":[],"class_list":["post-9890","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9890","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=9890"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9890\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/10210"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=9890"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=9890"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=9890"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}