{"id":9892,"date":"2005-12-14T00:00:00","date_gmt":"2005-12-13T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost:53809\/?p=9892"},"modified":"2005-12-14T00:00:00","modified_gmt":"2005-12-13T23:00:00","slug":"au-grand-kaleidoscope-des-souvenirs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/?p=9892","title":{"rendered":"AU GRAND KALEIDOSCOPE DES SOUVENIRS"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span class=\"Apple-style-span\">LES GU&Ecirc;PES DU MIDI &#8211; Marie-Josephe Poncet de Cessy<\/span><br \/>TRANSBORDEURS &#8211; ARTICLE POUR LA MARSEILLAISE<br \/><\/strong><em>14 D&eacute;cembre 2005<br \/><\/em><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">Nos existences s&rsquo;&eacute;tirent &agrave; diverses vitesses, sur les autoroutes o&ugrave; les d&eacute;partementales qui sillonnent nos destins respectifs et qui, bien que nous &eacute;tant personnelles, nous conduisent irr&eacute;m&eacute;diablement &agrave; la m&ecirc;me destination : le grand pr&eacute;cipice. Tous nos chemins m&egrave;nent &agrave; lui, c&rsquo;est in&eacute;luctable.&nbsp;Nous semons sous nos pas les copeaux, plus ou moins importants, de notre v&eacute;cu, dont le bois (surtout lorsqu&rsquo;il a eu le temps de se durcir au souffle de sentiments violents et profonds) peu &agrave; peu se patine avant de ne laisser derri&egrave;re lui que des petits tas de sciures. Minuscules t&eacute;moignages d&rsquo;instants fugaces par l&rsquo;entremise desquels on rattrape parfois le fils du souvenir. Ainsi, on peut ensuite le tirer &agrave; nous avec pr&eacute;caution afin de r&eacute;cup&eacute;rer la plus grande partie d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements que l&rsquo;on croyait &agrave; jamais enfouis au grand cimeti&egrave;re de nos r&ecirc;ves trahis. Bien-sur, parfois on rouvre une blessure mal cicatris&eacute;e et il ne nous reste que le voile effrang&eacute; d&rsquo;anciennes f&ecirc;tes pour &eacute;ponger les sanies malsaines de nos actions les plus viles. Heureusement, il y a toujours bien plus d&rsquo;images de joie qui affleurent sur l&rsquo;onde mouvante de notre pass&eacute; car, pour beaucoup, elles sont les plus faciles &agrave; attraper.<br \/>Oui, qu&rsquo;on le veuille ou non, nous sommes tributaires de ce grand Kal&eacute;&iuml;doscope qui emprisonne &agrave; jamais nos actes pr&eacute;sents entre les non-dits et les grandes actions qui ponctuent notre parcours d&rsquo;&ecirc;tre humain (m&ecirc;me si, pour certains, cette appellation peu para&icirc;tre inad&eacute;quate). Ces &eacute;chardes d&rsquo;autrefois qui nous poussent au mensonge ou au sublime, nous piquent aussi sans pr&eacute;venir, comme de vilaines gu&ecirc;pes, vous savez celles dont on dit qu&rsquo;elle n&rsquo;attaquent que si l&rsquo;on bouge&hellip; Mais que faire d&rsquo;autre, lorsque ressurgit une souffrance ancienne, que de se lancer &agrave; corps perdu dans le combat quotidien pour lui &eacute;chapper ?<br \/>Il y a des personnes, et des auteurs donc, qui ne peuvent s&rsquo;affranchir de leur pass&eacute; et de leur enfance en particulier, surtout lorsqu&rsquo;ils laissent couler sur la page blanche le sang &eacute;pais de leur nostalgie qui, excusez-moi Madame Signoret, et bien toujours la m&ecirc;me quelle que soit l&rsquo;&eacute;poque. Certains, sans l&rsquo;occulter, en extraient juste un peu de po&eacute;sie pour nous parler des autres et, sans avoir l&rsquo;air d&rsquo;y toucher, refilent leurs souffrances &agrave; de pauvres personnages issues de leur imagination qui se &ldquo;coltinent&rdquo; les pires contradictions &agrave; longueur de chapitre. Il y a ceux qui s&rsquo;en &ldquo;balancent&rdquo; et s&rsquo;assoient sur leur pass&eacute; et, par la m&ecirc;me occasion, leur conscience, du moment que leurs int&eacute;r&ecirc;ts sont pr&eacute;serv&eacute;s. Mais ce serait faire du &ldquo;hors sujet&rdquo; dans le cas qui nous int&eacute;resse, car si Marie-Jos&egrave;phe Poncet de Cessy avec son livre &ldquo;Les Gu&ecirc;pes du Midi&rdquo; est une adepte de la nostalgie &agrave; tous les &eacute;tages, c&rsquo;est avec un talent certain qu&rsquo;elle m&egrave;ne &agrave; bien son entreprise. N&eacute;e en 1921, du c&ocirc;t&eacute; de Lyon, elle fut, entre autre, infirmi&egrave;re durant la seconde guerre mondiale et, &agrave; la fin de celle-ci, a particip&eacute; au c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;Henri Troyat, au lancement d&rsquo;un magazine litt&eacute;raire, sans parler des vicissitudes que la vie lui a r&eacute;serv&eacute;es comme tout un chacun, autant dire qu&rsquo;elle est riche d&rsquo;une exp&eacute;rience pr&eacute;cieuse pour les autres. Son livre est compos&eacute; d&rsquo;une multitude de petits textes, pour la plupart acides et cruels, affleurant &agrave; la surface rugueuse de souvenirs tragiques ou amusants, voir comiques. Ces br&ucirc;lots incisifs qui savent aussi s&rsquo;habiller de tendresse et de po&eacute;sie, se succ&egrave;dent en une sarabande anachronique. En effet, bien que dat&eacute;s, les textes ne respectent aucune chronologie &agrave; l&rsquo;image des &eacute;vocations qui se bousculent dans l&rsquo;esprit d&rsquo;Anne, la narratrice, dont Paule Constant nous dit dans la pr&eacute;face de l&rsquo;ouvrage, qu&rsquo;elle est &ldquo;paisiblement install&eacute;e dans sa maturit&eacute; comme dans un d&eacute;jeuner au soleil&rdquo;.<br \/> L&rsquo;auteur tout au long de sa vie a accumul&eacute; ces minuscules histoires jusqu&rsquo;&agrave; en former un essaim d&rsquo;&eacute;motions qu&rsquo;elle livre aujourd&rsquo;hui au grand vent de la libert&eacute; litt&eacute;raire. Ces petites gu&ecirc;pes (vous savez, celles dont il &eacute;tait question un peu plus haut) hier enferm&eacute;es sur des bouts de papier, s&rsquo;en donnent &agrave; c&oelig;ur joie, virevoltantes et sifflantes, en une sarabande effr&eacute;n&eacute;e entre douceur (douleur ?) romantique d&rsquo;une &eacute;poque r&eacute;volue et modernit&eacute;. Elles piquent toujours avec justesse la curiosit&eacute; du lecteur qui tourne les pages inlassablement, avide de nouvelles couleurs. La mort r&ocirc;de souvent entre les pages de ce livre, mais cela ne saurait faire oublier qu&rsquo;il est avant tout, comme nous le confie l&rsquo;auteur : <em>&ldquo;une voie qui passe, une minute de tendresse, un pleur qui donne envie de pleurer, une vie, cette chose atroce et merveilleuse&ldquo;.<\/em><br \/> Une existence riche en &eacute;motions, dont Marie-Jos&egrave;phe Poncet de Cessy nous livre la substance avec ce t&eacute;moignage en forme de jeu de piste o&ugrave; hier, aujourd&rsquo;hui et demain m&ecirc;lent leurs chants afin de nous restituer toute la sensibilit&eacute; d&rsquo;un auteur &agrave; d&eacute;couvrir absolument.<\/p>\n<p> <!--EndFragment--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span class=\"Apple-style-span\" style=\"line-height: 12px;\"><em><span class=\"Apple-style-span\" style=\"font-family: Verdana; line-height: normal; font-size: 8px;\">Jean-Claude Di Ruocco<\/span><\/em><\/span><\/p>\n<blockquote style=\"background-color: #e0e0e0; opacity: 0.8; padding-top: 10px; padding-right: 15px; padding-bottom: 10px; padding-left: 15px; margin: 20px;\">\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify; line-height: 12px; vertical-align: middle;\"><span class=\"Apple-style-span\" style=\"font-family: Verdana; line-height: normal;\">195 pages &#8211;&nbsp;<strong>Transbordeurs<\/strong>&nbsp;&#8211; 16 &nbsp;euros<\/span><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LES GU&Ecirc;PES DU MIDI &#8211; Marie-Josephe Poncet de CessyTRANSBORDEURS &#8211; ARTICLE POUR LA MARSEILLAISE14 D&eacute;cembre 2005 Nos existences s&rsquo;&eacute;tirent &agrave; diverses vitesses, sur les autoroutes o&ugrave; les d&eacute;partementales qui sillonnent nos destins respectifs et qui, bien que nous &eacute;tant personnelles, nous conduisent irr&eacute;m&eacute;diablement &agrave; la m&ecirc;me destination : le grand pr&eacute;cipice. 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