{"id":9893,"date":"2004-12-26T00:00:00","date_gmt":"2004-12-25T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost:53809\/?p=9893"},"modified":"2004-12-26T00:00:00","modified_gmt":"2004-12-25T23:00:00","slug":"joseph-boze","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeanclaude-diruocco.fr\/?p=9893","title":{"rendered":"JOSEPH BOZE"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;ENFANT DE MARTIGUES<br \/> AUTOPROCLAM&Eacute; \u00ab\u00a0PEINTRE DU ROI\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span class=\"Apple-style-span\" style=\"font-weight: normal;\"><strong><span class=\"Apple-style-span\" style=\"font-weight: normal;\"><strong>ART SUD N&deg; 48<br \/><\/strong>1er Trimestre 2005 n&deg;48&nbsp;<\/span><\/strong><\/span><br \/><span class=\"Apple-style-span\" style=\"font-weight: normal;\"><em><strong><br \/>Depuis le 18 novembre 2004 et jusqu&rsquo;au 20 f&eacute;vrier 2005, le Mus&eacute;e Ziem &agrave; Martigues propose au public une exposition in&eacute;dite consacr&eacute;e &agrave; un enfant du pays, Joseph Boze (1745-1826).<\/strong><\/em><\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span class=\"Apple-style-span\" style=\"font-weight: normal;\"><em><strong><br \/><\/strong><\/em><\/span><\/strong>Joseph Boze est un portraitiste de l&rsquo;ancien r&eacute;gime. El&egrave;ve suppos&eacute; de Maurice Quentin de La Tour, son &oelig;uvre solidement ancr&eacute;e dans la veine N&eacute;o-classique, s&rsquo;inscrit essentiellement dans la tradition de la commande officielle qui est &agrave; l&rsquo;origine de la peinture de portrait.<br \/>Comme nous l&rsquo;indique le catalogue de l&rsquo;exposition : <em>&ldquo;Il utilise le pastel, technique entre dessin et peinture qui, par la richesse de ses nuances, conf&egrave;re aux portraits fra&icirc;cheur, vivacit&eacute; et &eacute;clat. Poudre de couleur, le pastel se travaille au trait et &agrave; l&rsquo;estompe, il sied aux perruques poudr&eacute;es, aux fines dentelles, aux &eacute;toffes pr&eacute;cieuses et raffin&eacute;es&hellip;&rdquo;.<\/em><br \/>Joseph Boze est n&eacute; &agrave; Martigues en 1745 au sein d&rsquo;une famille qui vit des m&eacute;tiers de la mer. Son enfance s&rsquo;&eacute;coule, sereine, dans cette ville d&rsquo;eau et de lumi&egrave;res o&ugrave; l&rsquo;&eacute;tang et la mer font l&rsquo;amour aux creux de canaux paisibles.<span style=\"mso-spacerun: yes;\">&nbsp; <\/span>A l&rsquo;&acirc;ge de 15 ans il part pour Marseille. Il y suivra des cours de peinture et de dessin. Bien vite il se consacre au portrait, tr&egrave;s pris&eacute; des aristocrates, des grands bourgeois ou des personnalit&eacute;s militaires et religieuses. Ses r&eacute;alisations s&lsquo;av&egrave;rent particuli&egrave;rement lucratives<br \/>Apr&egrave;s son mariage en 1770, il s&lsquo;installe &agrave; Al&egrave;s et se fait conna&icirc;tre notamment comme &ldquo;peintre en miniature&rdquo;. Six ans plus tard, il installera sa famille &agrave; N&icirc;mes o&ugrave; il&nbsp;fera les portraits des personnalit&eacute;s locales et de ses amis, pour la plupart issus de la bourgeoisie protestante.<br \/>Joseph Boze arrive &agrave; Paris en 1778. Il y c&ocirc;toie les ma&icirc;tres reconnus qu&rsquo;&eacute;taient Maurice Quentin de La Tour (1704-1788), Louis Duplessis (1725-1802), Jean-Baptiste Perroneau (1715-1783)<br \/>Rapidement, il va faire ses preuves en tant que peintre.<br \/>Son installation &agrave; Versailles en 1783 et un moment charni&egrave;re dans sa carri&egrave;re.<span style=\"mso-spacerun: yes;\">&nbsp; <\/span>Alors &acirc;g&eacute; de 39 ans, il r&eacute;alise les portraits de la noblesse et de la famille royale, (Marie-Antoinette aurait d&eacute;test&eacute; le sien). Quoi qu&rsquo;il en soit, apr&egrave;s avoir offert une toile &agrave; Louis XVI, Boze se nomme lui m&ecirc;me &ldquo;Peintre du Roi&rdquo; et sa renomm&eacute;e va grandissante.<br \/>En octobre 1789, il retourne &agrave; Paris o&ugrave;, fort de sa r&eacute;putation, il &eacute;toffe sa client&egrave;le avec les personnalit&eacute;s embl&eacute;matiques de la r&eacute;volution que sont le comte de Mirabeau (1749-1791), le Marquis de Lafayette (1757-1834) ou Robespierre (1763-1794).<br \/>En 1793, fort de ses appuis, il loge au Louvre, mais soup&ccedil;onn&eacute; de collusion avec les Girondins et de tractations secr&egrave;tes avec le roi, il doit se justifier devant la convention. C&rsquo;est &agrave; cette &eacute;poque qu&rsquo;il fait le portrait de Marat (1743-1793) et de Camille Desmoulins (1760-1794).<br \/>Chass&eacute; du club des Jacobins, m&ecirc;l&eacute; au proc&egrave;s de Marie-Antoinette, il est arr&ecirc;t&eacute; et emprisonn&eacute; &agrave; la conciergerie. Lib&eacute;r&eacute; onze mois plus tard, Joseph Boze va conna&icirc;tre des probl&egrave;mes financiers et peindre d&eacute;sormais des portraits de militaires, de rentiers, d&rsquo;ambassadeurs, avec l&rsquo;aide de ses filles ou d&lsquo;autres artistes pour, peu &agrave; peu, tomber dans l&rsquo;oubli jusqu&rsquo;&agrave; sa mort le 27 f&eacute;vrier 1826.<\/p>\n<p>G&eacute;rard Fabre, le commissaire de l&rsquo;exposition a r&eacute;alis&eacute; une v&eacute;ritable performance pour mener &agrave; bien cet accrochage exceptionnel. En effet, il lui aura fallu pas moins de 4 ans pour localiser les &oelig;uvres diss&eacute;min&eacute;es dans de nombreux pays (France, Angleterre, Bel-gique, Su&egrave;de, &Eacute;tats-Unis&hellip;), convaincre les mus&eacute;es et surtout les collectionneurs, r&eacute;ticents &agrave; pr&ecirc;ter des &oelig;uvres souvent tr&egrave;s fragiles (en particulier les pastels). Il est<span style=\"mso-spacerun: yes;\">&nbsp; <\/span>&eacute;galement l&rsquo;auteur du catalogue de l&rsquo;exposition qui en fait s&rsquo;av&egrave;re &ecirc;tre une v&eacute;ritable monographie qui para&icirc;t &agrave; l&rsquo;occasion de cet &eacute;v&eacute;nement et sur laquelle figurent de nombreuses &oelig;uvres qui ne sont pas pr&eacute;sent&eacute;es &agrave; Martigues.<br \/>Outre une quarantaine de toiles o&ugrave;, et c&rsquo;est le grand talent de l&rsquo;artiste, transparaissent la psychologie et les sentiments des mod&egrave;les, figurent &agrave; l&rsquo;exposition des miniatures sur ivoires. Ces peintures d&eacute;licates r&eacute;alis&eacute;es sur des m&eacute;daillons, tr&egrave;s &agrave; la mode au XVIII&egrave;me si&egrave;cle, &eacute;taient essentiellement utilis&eacute;es pour le portrait.&nbsp;<br \/>Afin que cet hommage &agrave; Joseph Boze soit le plus complet possible, le visiteur pourra aussi d&eacute;couvrir des fusains qu&rsquo;Ursule Boze, la fille de l&rsquo;artiste, a r&eacute;alis&eacute; d&rsquo;apr&egrave;s les &oelig;uvres de son p&egrave;re, ainsi que des huiles, fruits de la collaboration du peintre mart&eacute;gal avec Robert Lef&egrave;vre, des gravures sur papier de L.A. Claesens, Louis Jacques Cathelin, J. B. Curtis,<span style=\"mso-spacerun: yes;\">&nbsp; <\/span>Antoine Cardon,<span style=\"mso-spacerun: yes;\">&nbsp; <\/span>des eaux fortes de ce dernier et d&lsquo;Etienne Brisson, toujours d&rsquo;apr&egrave;s les &oelig;uvres de Joseph Boze.<br \/>Voila une occasion unique de d&eacute;couvrir un artiste local, portraitiste accompli au caract&egrave;re bien tremp&eacute;. De la rue du Colombier, dans le quartier de Ferri&egrave;res, jusqu&rsquo;au Louvre,<span style=\"mso-spacerun: yes;\">&nbsp; <\/span>une vie longue et tumultueuse au c&oelig;ur d&lsquo;une &eacute;poque charni&egrave;re de notre histoire, une v&eacute;ritable saga artistique &agrave; laquelle nous convie le Mus&eacute;e Ziem.<br \/>C&rsquo;est la premi&egrave;re exposition consacr&eacute;e &agrave; Joseph Boze et G&eacute;rard Fabre a plac&eacute; la barre tr&egrave;s haut. Son initiative permet de remettre en lumi&egrave;re l&rsquo;&oelig;uvre exceptionnelle d&rsquo;un des plus talentueux et m&eacute;connu enfant de la Venise Proven&ccedil;ale.<br \/>Ah ! au fait, Joseph Boze &eacute;tait aussi un inventeur,<span style=\"mso-spacerun: yes;\">&nbsp; <\/span>mais &ccedil;a, c&rsquo;est une autre histoire&hellip;<\/p>\n<p> <!--EndFragment--><\/p>\n<p><span class=\"Apple-style-span\" style=\"line-height: 12px;\"><em><span class=\"Apple-style-span\" style=\"font-family: Verdana; line-height: normal; font-size: 8px;\">Jean-Claude Di Ruocco<\/span><\/em><\/span><\/p>\n<blockquote style=\"background-color: #e0e0e0; opacity: 0.8; padding-top: 10px; padding-right: 15px; padding-bottom: 10px; padding-left: 15px; margin: 20px;\">\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>EXPOSITION JOSEPH BOZE<\/strong> &#8211;&nbsp;<span class=\"Apple-style-span\" style=\"line-height: 12px;\">du 18 novembre 2004 au 20 f&eacute;vrier 2005<br \/><strong>Mus&eacute;e Ziem A MARTIGUES<\/strong> &#8211;&nbsp;14, boulevard du 14 juillet &#8211; 13500 Martigues<br \/>T&eacute;l. : 04 42 41 39 60 &#8211; Fax : 04 42 80 33 26&nbsp;<\/span><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;ENFANT DE MARTIGUES AUTOPROCLAM&Eacute; \u00ab\u00a0PEINTRE DU ROI\u00a0\u00bb ART SUD N&deg; 481er Trimestre 2005 n&deg;48&nbsp;Depuis le 18 novembre 2004 et jusqu&rsquo;au 20 f&eacute;vrier 2005, le Mus&eacute;e Ziem &agrave; Martigues propose au public une exposition in&eacute;dite consacr&eacute;e &agrave; un enfant du pays, Joseph Boze (1745-1826). 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